Le 18 juillet 1942 ma tante Szifra écrit du Vel’d'Hiv
Notre famille n’a pris connaissance de cette lettre que cette année en 2012, grâce à un livre » je vous écris du Vel’d'hiv » dont vous voyez la couverture ci-dessous. Deux jours après la rédaction de cette lettre, Szyfra et ses trois filles sont envoyées à Pithiviers. Elles y restent ensemble jusqu’au 15 août, date de leur transfert à Drancy, et ne seront jamais séparées. Elles sont toutes quatre dans le convoi 21 qui quitte Drancy pour le camp d’Auschwitz-Birkenau. Aucune n’est revenue.
Il s’agit de ma tante, la soeur ainée de mon père et mes cousines germaines. Elles habitaient non loin de là ou j’habite aujourd’hui à Villiers sur Marne et leur père ( que j’ai connu) était à ce moment là soldat de la France, prisonnier de guerre.
CE QUI EST INSCRIT SUR LA QUATRIEME CE COUVERTURE DU LIVRE: 13000juifs ont été ont été puis internés puis les 16 et 17 juillet 1942 lors de la rafle du Vel’d'hiv.On a longtemps cru qu’il ne restait de ces journées qu’une seule et unique photo, quelques documents administratifs, et de trop rares témoignages.Récemment, au Mémorial de la Shoah, Karen Taieb, responsable des archives, a découvert une poignée de lettres écrites dans l’enceinte du Vélodrome d’Hiver et sorties clandestinement. Tous les auteurs de ces lettres ont été déportés. Parmi eux, seule une femme est revenue.Réunies ici pour la première fois, reproduites en fac-similé et retranscrites, ces lettres nous plongent de façon saisissante dans la réalité de cet épisode de la Seconde Guerre mondiale.
« Chacune des lettres de ce recueil reflète une vérité, une intimité, un passé,des croyances. Derrière chaque lettre, il y a une personne, un regard, un regard, un parfum, un être. Une vie. En lisant ces lettres, ces lettres simples qui montrent l’existence de tous les jours par mille détails infimes, nous mesurons l’abîme de tout ce qui aurait pu être. De tout ce qui a été broyé. »Tatania de Rosnay, extrait de la préface.







